ARCHEOLOGY
of the invisible 

Installation - Sound design - Art direction - Production design

Project exhibited at Espace Hippomène in Geneva - 2017

Archeology of the invisible is a project about synthetic archeologic sites. 

It shows an modern interpretation of ancient artefacts, the "Cupules" phenomenon. Those new artefacts are instruments that make sound out of the magnetism of your body.

 

Nothing is coded, the sound is made from the contact between your body and the aluminium pieces. It symbolizes the invisible potential of human beings : from their conductive and magnetic composition to the myths and stories they imagine.

 

The project is developed in parallel with archeologists from Switzerland.

 

Concept

Il s’agit d’actualiser des artefacts oubliés et reliques perdues sur lesquels reposent les fondements de l’humanité. L’histoire est un marqueur qui permet de nous situer dans le temps. Elle nous rappelle d’où nous venons et qui nous sommes.

Je réalise des interprétations actuelles d’artefacts anciens au travers de la sculpture et du son. Je tente de redonner vie aux objets oubliés afin de nous questionner sur ce qui nous défini en tant qu'être humain aujourd'hui. 

Je re-design ces objets préhistoriques pour ensuite les proposer au public afin qu'il en fasse le pronostique moderne. Il s’agit de produire une rencontre entre l’être humain du 21e siècle et celui de la préhistoire au travers d’un objet. 

Ce projet est à l’origine une recherche plastique et théorique autour de l’établissement d’une communauté : quels sont les objets et les espaces qui conditionnent la communication et l’organisation sociale ; pourquoi et de quelle manière les mythes et croyances sont le ciment de la communauté ; en quoi les lieux et objets cultuels (ou mystiques) régissent la cohésion du groupe ; en quoi ces lieux et objets délimitent une zone de partage et de rituels. Je me suis donc intéressée rapidement, par logique et par passion, à l’archéologie.

J’ai donc choisi d’étudier deux sujets curieux et énigmatiques qui intriguent les archéologues : les cupules (partout dans le monde) et les spéléofacts (stalagmites) de Bruniquel (Tarn-et-Garonne, France). 

Ce sont des traces humaines anciennes dont le sens nous est inconnu et dont nous ne pouvons uniquement supposer que leur fonction serait immatérielle (mythes, rituels, etc). Les archéologues étant dans une impasse, faute de preuves et de données tangibles, les pronostiques et les extrapolations sont limités et demeurent caducs. 

En tant que designer, je ne suis pas soumise à ces contraintes institutionnelles, à l’inverse des archéologues qui voient leur crédibilité scientifique défaillir si le pronostique n’est pas tangible. Ayant droit à la poésie et à la spéculation, je m’empare de ces sujets pour les pousser vers un nouveau champs des possibles. L’exposition proposée au Musée romain de Lausanne-Vidy suit cette logique.

Re-former une collectivité en re-créant un lieu de partage et d’interactions 

Mon but est de re-construire l’espace de la communauté, comme une table à manger, un banc, un salon. Le premier et le plus archaïque de ces lieux est celui du feu autour duquel nous mangeons, nous chantons ou nous dansons. Cette esthétique relationnelle est développée depuis les années 90 et devient un courant à part entière. De « Soup/no soup » (2012) de Rirkrit TIRAVANIJA à « Le Feu » (1996) de Xavier Veilhan, nombreuses sont les références où l’art et le design résident dans l’interaction avec l’autre plutôt que dans l’objet lui même.

On retrouve un design démystifié et vivant dans ce retour à l’interaction direct entre l’homme et l’homme par le biais de l’objet. L’important n’est plus de savoir si cet objet est design ou art mais de s’emparer du lien qu’il produit avec l’autre. Les objets prennent alors une place secondaire au profit du partage. L’objet est l’outil qui permettent de développer un lien dans ce contexte muséal que le visiteur fini par s’approprier. Il s’agit alors de proposer cette interaction sans laquelle la collectivité ne peut se construire.

Le son des sites

La partie sonore est le point le plus important de ce projet. Sans elle, pas d’immersion, pas d’interaction. Le sons est produit grâce à la proximité de notre corps et au contacte direct des pièces métalliques, ce qui appelle instinctivement à l’interaction. Les pièces sont reliées à différents types d’enceintes par deux circuits électroniques. Les néons, barre d’électricité, augmentent et modifient le son.

La conductivité de notre corps est la preuve invisible de notre présence : elle déclenche progressivement des sons si nous nous situons à proximité de l’objet, ou bien directement si nous le touchons. L’espace ainsi développé est un labyrinthe sonore qui réagit à notre présence. Les sons émis, graves ou aigus en fonction de l’interaction, évoquent l’électricité et notre énergie.

CUPULE

Cavities dug in rocks by human beings.

From Arctic to Patagonia

From Pacific to Atlantic

All over the world

From the Lower Paleolithic 

to the 20th century

Cupules are recesses dug in rocks by human being.

They are very difficult to date, they spans the time

from lower Paleolithic (200 000 years ago) to the 20th century, they are everywhere in the world and we don’t know what is their meaning or fonction.

3 RULES 

  • An uncanny light, like an aura.

  • Sounds, music or voices.

  • A totemic object which brings everyone around it, like fire, or here archeologic artefacts.

We don't know which functionality they could have had. We don't understand the sens or the meaning of their presence.

HOW

I create my own archeological artefacts. The shape of metal pieces

is my interpretation of cupule. to contextualize my modern interpretation of cupule. 

I use the film to contextualize my work, and to adopt the sight of the archeologists who are digging, seeking for something. I re-methodology their work. I went on several real archeologic sites to adopt this point

of view. The film is also a demonstration of how to use the installations and how to make appear your invisibility.

 

I use here and in the film the objects that archeologist use, as the yellow rope, the markers, some scientific and administrative files, a shovel, etc.

I use the archeologic codes to contextualize my work in a scientific way, and then to propose extrapolations from those concret facts.

The most intriguing part is that we find them everywhere. On figures of Easter Island, on menhirs and megaliths of Europe, in India, in the Caribbean, in Martinique and many are located in Switzerland. 

 

We don’t know what it is and we don’t have any clue to make an archeological breakthrough. It is a subject of controversy in the archeological field that I seize,

as a designer, to overcome the scientific limitations and propose something more speculative. I bounce on this dead end to bring this subject further through extrapolations and new imaginary expertises.

« A review of the secure ethnographic interpretations shows the extremely limited availability of scientifically based explanations, and also that these cannot be archaeologically evident. The incredible longevity of the phenomenon of cupule production, which spans from the Lower Paleolithic to the 20th century, is then reviewed. Their world-wide ubiquity is considered, and a basis for their scientific study is formulated.

 

This involves primarily issues related to lithology, technology of production, the role of taphonomy in effecting the extant characteristics of the evidence, and redefining the category and its distinguishing characteristics in that light.

 

Generically, the term cupule refers to a small, cup-shaped feature, structure or organ, such as, for example, the cup at the base of an acorn or one of the suckers on the feet of certain flies. Cupules may seem simple features requiring little technological explanation, until one examines them more closely and in their wider context. Before they can be considered effectively, their identification needs to be clarified and the many similar phenomena they have been confused with are considered here. 

 

A review of the secure ethnographic interpretations shows the extremely limited availability of scientifically based explanations, and also that these cannot be archaeologically evident. The incredible longevity of the phenomenon of cupule production, which spans from the Lower Paleolithic to the 20th century, is then reviewed. Their world-wide ubiquity is considered, and a basis for their scientific study is formulated.

 

The roughly hemispherical features that we are concerned with here, pounded into horizontal, inclined and vertical rock surfaces, probably constitute the most common motif type in world rock art. They occur not only in every continent other than Antarctica, it appears they have been produced by many of the rock art traditions, transcending all major divisions of human history. In short, this perhaps simplest of all petroglyph motifs is so ubiquitous that its surviving representatives can be expected to outnumber all other motifs found in the world’s rock art. »

CUPULES, Robert G. Bednarik, article published in Rock Art Research, volume 25, 2008, pp. 61-62.

Research and parallel projects